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 Ocarina intemporel
 



Il existe des jeux qui marquent une certaine année, d'autres qui marquent une génération toute entière et, enfin, une dernière catégorie : celle des titres qui posent leur empreinte sur l'histoire du jeu vidéo dans son ensemble et deviennent des références absolues dans leur genre, indépendamment des horizons temporels. Quoi que l'on puisse en dire, les années 1990 représentent l'une des périodes les plus fructueuses en ce qui concerne l'élaboration de jeux de qualité : en effet, comment oublier des titres tels que Tomb Raider, Metal Gear Solid, GoldenEye, Super Mario 64, Super Metroid, Destruction Derby, Tekken, Soul Blade ou les Final Fantasy VI, VII et VIII ? Et parmi ces productions légendaires figure le cinquième opus de la saga The Legend of Zelda (considéré par beaucoup comme le meilleur jeu de tous les temps), qui avait réussi à toucher, émerveiller, émouvoir, fasciner et combler des millions de joueurs, grâce à ses qualités techniques indéniables (graphismes, bande originale, mise en scène), une jouabilité impeccable (effaçant totalement les problèmes de maniabilité de la Nintendo 64) et surtout une ambiance poétique et épique merveilleusement retransmise, qui plongeait le joueur dans l'une des aventures les plus marquantes qu'ait connues l'univers du jeu vidéo. Et il est assez plaisant de constater qu'à la fois les amateurs et les professionnels considèrent que ceux n'ayant pas joué à Ocarina of Time devraient s'empresser de le faire, sous peine de rater un véritable chef-d'œuvre, qui n'a pas vraiment d'égal. Évidemment, il était possible de jouer au jeu original sur GameCube (compris avec le jeu Windwaker), Wii (en téléchargement sur le Wiiware) ou tout simplement par un émulateur, mais il n'y avait pas eu un véritable remake depuis 1998. Tous les fans seront donc heureux d'apprendre, pour eux-mêmes et pour toutes les personnes ne connaissant pas ce titre mythique, la sortie de
The Legend of Zelda: Ocarina of Time 3D
sur Nintendo 3DS, le 17 juin. Et force est de constater qu'il fallait un jeu tel que celui-ci pour dorer le blason de la nouvelle console de Nintendo, dont les jeux ont pour l'instant été assez décevants.



Avant de s'attaquer aux particularités de cette nouvelle version, il convient de donner quelques informations sur la version originale, et d'expliquer pourquoi elle fut si marquante. Tout d'abord, la construction du scénario était extrêmement travaillée, et la manière dont les évènements s'enchainaient ne laissait aucun temps mort dans le déroulement de l'intrigue, malgré le fait que l'histoire en elle-même était dans le même ton que celle de tous les autres Legend of Zelda. Le joueur incarnait donc Link, un jeune Koikiri, qui doit empêcher le vil Ganondorf, roi des voleurs Gerudo, de s'emparer de la Triforce, artéfact sacré donnant un immense pouvoir à quiconque le possède. Cette relative simplicité cache en fait une épopée dantesque, où Link doit d'abord récuperer des pierres sacrées, puis sauver les sept sages de Hyrule tout en alternant régulièrement entre l'enfance et l'âge adulte grâce à l'ocarina (sorte d'instrument de musique) de la princesse Zelda qui lui permet de contrôler le temps sous différents aspects. Et, pour ce faire, il fallait parcourir le royaume de Hyrule (souvent à dos de cheval) à la recherche des temples sacrés, les explorer de fond en comble en résolvant des myriades d'énigmes et en affrontant de nombreux ennemis (en profitant au passage d'un système de combat exceptionnel pour l'époque), pour enfin défaire les boss aussi étranges qu'imposants à l'aide d'un attirail plus que varié (bombes, grappin, boomerang, arc, bottes spéciales...). Ajoutez à cela un nombre très important de quêtes annexes, ainsi qu'une ambiance empreinte de poésie (surtout grâce à l'alternance passé-futur et ses répercussions sur l'environnement du jeu), et vous avez devant vous le jeu d'aventure le plus abouti de ces deux dernières décennies.
Mais même si une simple adaptation aurait probablement suffi pour conquérir de nouveaux joueurs,
Nintendo
a décidé de sublimer l'une de ses œuvres phares de la plus belle manière possible et a enfin commencé à exploiter le véritable potentiel de sa nouvelle console, en améliorant certains aspects d'Ocarina of Time sans pour autant le dénaturer. Tout d'abord, la refonte graphique est particulièrement réussie, surtout pour une console portable : les textures sont plus fines, la modélisation des personnages est plus détaillée, les couleurs sont plus vivantes, et surtout la 3D est mise en place de manière très efficace, de façon à renforcer l'immersion lors de l'évolution dans les différents environnements du titre. Par ailleurs, la fonction gyroscopique (qui permet d'effectuer des mouvements en inclinant la console) s'avère particulièrement utile dans la gestion des angles de la caméra et facilite des actions telles que la visée ou l'observation de certaines pièces dans les donjons (il faut cependant noter qu'il est pratiquement impossible d'utiliser cette fonction en même temps que la 3D, qui suppose un alignement statique entre les yeux et l'écran de la machine). De plus, la jouabilité, dont les bases restent les mêmes, a été revue de façon à être plus confortable : le stick offre une maniabilité plus précise, et les deux écrans permettent une meilleure lisibilité de l'action, que ce soit dans la gestion des objets, des différentes mélodies de l'ocarina (les notes peuvent être consultées en même temps que l'on joue), de l'affichage de la carte dans les donjons (qui est absolument primordiale dans ce type de jeu) ou simplement du déroulement des dialogues. Il faut aussi noter que certaines aides ont été aportées (car rester bloqué dans un donjon était monnaie courante dans Ocarina of Time), et il sera possible d'obtenir des indices en cas de game over auprès des pierres Sheikah. En ce qui concerne le contenu, en plus de l'aventure principale (qui à elle seule dépasse facilement la quarantaine d'heures), il sera possible d'accéder à deux modes secondaires : le Boss Challenge, qui, comme son nom l'indique, permettra d'affronter tour à tour les différents boss du jeu, et le Master Quest, qui est une version parallèle de l'aventure principale (accessible à la fin du jeu) avec des donjons remaniés et surtout beaucoup plus difficiles (un mode reservé aux initiés). En gros, chacun en aura largement pour son argent.


Au final, The Legend of Zelda: Ocarina of Time 3D s'impose presque naturellement comme le titre le plus abouti de la Nintendo 3DS (même si la console n'en est qu'à ses débuts, bien entendu). Graphiquement très plaisant, exploitant judicieusement les nouvelles fonctionnalités et proposant un confort de jeu non négligeable, cette production prouve que la nouvelle machine de Nintendo a largement de quoi impressionner et qu'elle attend seulement que les développeurs l'exploitent correctement. Mais aussi et surtout, c'est le fait de pouvoir revisiter un tel monument du jeu vidéo qui est si appréciable, et il n'y aucun doute sur le fait que des joueurs du monde entier prendront un plaisir fou à découvrir ou redécouvrir un jeu qui reste absolument incontournable, et ce même treize ans après sa sortie. Voici la
bande‑annonce
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Source :
Jeuxvideo.com
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Nous vous invitons à lire notre dernier article publié : « 
Le yaoi, ou boys love
 », rédigé par Charlène et Lisa.


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jeudi 2 juin 2011 @ 19:09:43 par Scythe  
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