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Shigurui (2016)
Shigurui   TITRE ORIGINAL : Shigurui
  ANNÉE DE PRODUCTION : 2007
  STUDIO : [MADHOUSE PRODUCTION]
  GENRES : [ACTION] [DRAME] [HISTORIQUE]
  AUTEURS : [NANJO NORIO] [YAMAGUCHI TAKAYUKI]
  VOLUMES, TYPE & DURÉE : 12 EPS 25 mins
Staff
Episodes
Musique et voix de l'animé
Paroles
Japon
Titres alternatifs
剑豪生死门
Shigurui: Death Frenzy
Synopsis
Japon, an 6 de l'ère Kan'ei. L'excentrique seigneur Tokugawa Tadanaga décide d'organiser au château Sunpu un tournoi opposant 22 samouraïs aux techniques reconnues. Contre l'avis de ses conseillers, les combattants utiliseront de vrais sabres et non des Bokken (sabres en bois).
L'un des combats oppose Fujiki Gennosuke, amputé de son bras gauche, à Irako Seigen, dépourvu du sens de la vue. Malgré ces handicaps, les deux samouraïs sont reconnus comme étant parmi les meilleurs. Commence alors un long flashback où l'on retrouve nos deux sabreurs lors de leur première rencontre au dôjô Kogan tenu par le maitre Iwamoto. Ainsi commence la rivalité pour devenir l'héritier de la technique secrète du dôjo et obtenir la main de la fille du maitre, Mie-dono...

-Porcorosso34-
Critiques
------------- Critique 1 -------------
Ne sont pas "réellement" rares les oeuvres qui se disent "gores". En réalité, il y en a tellement que le sens profond de ce mot s'est, pourrait-on dire, perdu : selon les critères d'aujourd'hui, Elfen Lied est gore, Gantz est gore, Higurashi No Naku Koro Ni est gore, etc. Mais si nous prenions Elfen Lied, son "gore" n'est jamais réellement plus poussé que du sang d'un rouge horrible qui gicle partout ou alors un organe ou un membre d'origine inconnu qui vole contre la caméra. Dans Shigurui, les réalisateurs (ou, plus loin encore, le mangaka) ont décidé de pousser le gore à un niveau encore plus haut.

L'horreur dans Shigurui est divisée en deux catégories distinctes qui se réunissent en chaque scène : le détail et le malaise psychologique. Si nous abordons le sujet du souci du détail, il n'y en aurait pas grand chose à dire : c'est simple, la série est, graphiquement parlant, très réussie et très détaillée, pas uniquement au niveau du chara-design, des backgrounds aux effets de lumière à couper le souffle dignes de ceux de Black Lagoon (une autre série de Madhouse) ou des mouvements des personnages qui sont d'une fluidité exceptionnelle, mais également et surtout au niveau des blessures. Lorsqu'un doigt est cassé, on voit parfaitement quel os est disloqué, dans quel sens, et à quel point la gravité de la blessure est importante. Lorsqu'un bras est coupé, on peut voir parfaitement le muscle qui s'est rétracté et la peau qui a eu du mal à se cicatriser par dessus. C'est beau - et c'est surtout horrible.

Au niveau du malaise psychologique, là, c'est une tout autre histoire et les réalisateurs ont également su tirer leur épingle du jeu. Il y a constamment ces geignements de douleur, de souffrance ou de peur en arrière-plan (imaginez le bruit que ferait un vieillard qui souffre d'il ne sait où), ces effets sonores horrifiants, cette musique à la fois tribale et typiquement féodale japonaise ainsi que la surprise quant au déroulement de l'action. Ces détails plongent le spectateur dans un état de transe, comparable à un mélange de mal-à-l'aise, de claustrophobie et d'envie de sécurité que très peu (aucun ?) d'animes ont réussi à créer.

Cette ambiance très singulière est parfaitement retranscrite dans les scènes qui font évoluer le scénario. Comme on le devine, le scénario joue énormément sur le non-dit ainsi que sur des sujets pas très joyeux qui amènent des scènes pas très joyeuses, et c'est cette atmosphère qui rend les scènes décisives aussi haletantes et accrocheuses. Il faut l'avouer, l'idée de base est assez classique, mais elle est rendue beaucoup plus intéressante et sophistiquée grâce justement à cette atmosphère qui règne constamment dans l'anime. Autrement, les personnages ne sont pas réellement très profonds, les personnalités ne sortent aucunement des sentiers battus et les événements, dans leur ensemble, ne sont pas réellement novateurs. Il y aurait quelques bonnes idées de la part de l'auteur, tel le personnage de Kogan (son background ainsi que sa maladie sont de bonnes trouvailles) ou alors les nombreuses métaphores visuelles très présentes (les araignées qui se baladent sur le corps nu de Iku représentant les mains horripilantes de Kogan), mais dans l'ensemble, la série est très classique.

Petit mot sur la fin, qui en décevra sans doute plus d'un. La plupart de ceux qui ont vu Shigurui vous diront que la fin est beaucoup trop ouverte tout en faisant croire qu'elle résout la majorité des questions : toujours est-il que le manga est toujours en cours et plusieurs points du scénario sont encore obscurs et ne sont réellement clairs que dans l'esprit de l'auteur.

Passé outre ce léger défaut (qui n'entrave en rien la qualité de la série, d'ailleurs), Shigurui est une série réellement intéressante. Loin de briller de par son originalité, elle se démarque surtout par son ambiance qui la hausse au-dessus du rang de simple histoire de samurai : à voir, à condition d'avoir l'estomac bien accroché. En plus, c'est un délice pour les yeux.

-Windspirit-


------------- Critique 2 -------------
Il arrive parfois par les temps qui courent, que nous croisions des personnes qui pensent que les animes sont exclusivement réservés aux enfants, pire, qui pensent même que c'est un signe de maturité de ne plus en regarder (si, si ! Je vous assure cela existe !) Si par le plus grand des hasards il vous arrivaient de rencontrer ces rares individus (vraiment ? Vous en connaissez ?) et bien je vous conseil de leur faire visualiser Shigurui, cela devrait suffire pour faire sauter tout leurs préjugés (mais pas forcément leur mauvaise foi !).

Shigurui, voici un anime qui ne peut pas laisser insensible, et le but de cette critique est de vous faire découvrir pourquoi !

Alors bien sur c'est sanglant et l'interdiction au japon pour les moins de quinze de le visionner est amplement justifiée. Mais attention, il ne s'agit pas d'un anime d'horreur. Shigurui nous offre simplement une vision théâtrale des samuraïs qui vivaient dans l'ancien Japon avec un aperçu des blessures réaliste, voire amplifié, mais de façon technique.

Durant 12 épisodes, c'est un peu comme si vous étiez témoin de la vie de ces guerriers exceptionnels, qui rassemblés dans un dojo, y vivent une vie quasiment monacale, car ne l'oublions pas, la voie du Samuraï est avant tout un chemin spirituel et cela est extraordinairement bien retranscrit. On y voit l'importance de l'obéissance inconditionnelle vis-à-vis du maître du dojo, le conseil des anciens qui se réunit lors des choix important qui engagent la vie de la communauté (voire la survie) et surtout, les séances d'entraînement qui se déroulent avec une atmosphère et une rigueur rituelle très impressionnante.

Alors évidemment, dans un tel contexte, les personnages paraissent se ressembler. Pourquoi ? Car ces hommes ont appris à maîtriser les traits trop saillants de leur caractère. La retenue est une vertu, et elle est essentielle dans un style de vie qui est à la foi communautaire, spirituel et guerrier. On est très loin des animes au personnages aux cheveux multicolores, hurlant "baka" à tout va. Pareillement les personnages portes le kimono du dojo, il n'y a donc pas de place ici à un "skin" particulier. Cela est poussé jusque dans la coupe des cheveux. Le but de tout ceci étant de faire "vrai" et non pas "original", car cela est déjà original en soit.

Ne pas parler de l'atmosphère et de la mise en scène de Shigurui, ce serait un peu comme ne pas parler de la death note dans Death Note. Tout a été pensé pour créer une ambiance qui est à la fois lourde et pleine de tensions. Malsaine, et pourtant piquant la curiosité et la fascination au vif. Les dessins, les plans, la musique traditionnelle japonaise, tout est là pour vous plonger dans cette psychose qui durera seulement douze épisodes. Avec au sommet les combats, qui n'ont pas leur pareil, sauf erreur de ma part. Chaque combat débute à partir du moment où les deux adversaires se font face. Il s'en suit une période stratégique, de concentration et d'observation dans un suspens qui fait frissonner. La cerise sur le gâteau, c'est lorsque vous entendez les samouraï spectateurs commenter les postures qui sont prises. Cette première phase terminée, l'action se règle en quelques secondes. Du grand art. On est à l'antipode, par exemple, d'un Sengoku Basara, où le moindre combat prend des proportions gigantesques aux allures dantesques (ce sont deux styles différents !).

Soyez prudent en revanche, c'est un anime qui demande d'être particulièrement attentif. Les personnages parlent peu, tout comme le narrateur. Si vous manquez ces moments, bien vite vous n'y comprendrez plus rien. À regarder seul (de préférence), ou avec une(des) personne(s) triée(s) sur le volet, réputée(s) pour son(leur) silence !

En résumé, Shigurui est à mes yeux un incontournable, à condition de ne pas être effrayé à la vue du sang et des tripes. Non, pour voire plus loin ; à condition de ne pas être effrayé par les atmosphères sombres et malsaines.

-Rayena-
Note de la rédaction
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Au Japon, cette série est interdite aux moins de 15 ans et est considérée comme une oeuvre ultra-violente où le sang coule à flot. La description anatomique des combats n'épargne aucune horreur au spectateur qui se retrouve confronté à une description où chaque blessure, transparaît dans un soucis du détail effrayant.
Licencié par :

Black Box
Éditeur DVD

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Références
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Shigurui © 2007 NANJO Norio, YAMAGUCHI Takayuki / Madhouse Production

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