spacer Mercredi 22 mai 2013 @ 17:56 CEST spacer [ FAQ ] [ Staff ] [ Contacts ] [ Stats ] [ Chat ] [ Nous aider ] [ Mode restreint ] [ Flux RSS  Facbook ] spacer
spacer



Recherche avancée

Declic Collection
Declic Collection
Suzukaze
Suzukaze
Japan Best
Japan Best
Animesindex
<< Mauvais Temps  :: Animes ::  Max & Co >>
Mawaru Penguindrum (2012)
Mawaru Penguindrum   TITRE ORIGINAL : Mawaru-Penguindrum
  ANNÉE DE PRODUCTION : 2011
  STUDIO : [BRAINS BASE]
  GENRES : [DRAME] [COMéDIE]
  AUTEURS : [IKAMI TAKAYO] [IKUHARA KUNIHIKO]
  VOLUMES, TYPE & DURÉE : 24 EPS 25 mins
Staff
Episodes
Musique et voix de l'animé
Paroles
Japon
Titre alternatif
輪るピングドラム
Synopsis
Destinée à mourir dans les mois à venir, Himari est une jeune fille surveillée affectueusement par ses deux frères, Shôma et Kanba. Afin de conserver le sourire de leur sœur jusqu'au bout, ces derniers font tout pour adoucir son quotidien. Malheureusement, malgré leurs efforts pour retarder l'échéance, l'inéluctable se produit. Alors que tout espoir semble perdu, un miracle se réalise devant les yeux des deux frères. Afin que les effets de ce dernier ne se dissipent pas, ils se voient confier trois pingouins bons à tout faire dans le but d'accomplir une mission étonnante qui les entraînera dans des délires peu communs.

-Syaoran-
Critiques
On peut résumer cet anime en un seul mot : théâtral. Tout simplement parce qu'il possède tous les mécanismes de la comédie, mais aussi et surtout de la tragédie. Préparez-vous donc à une série qui enchaîne les coups de théâtre, commence en comédie absurde, avec son lot de gags foireux et de situations improbables, avec des personnages totalement atypiques, pour se terminer en tragédie épique, dans le sang, la souffrance et les larmes sous la marque de la fatalité et du sacrifice.

Cet anime possède deux gros points forts : son histoire et ses personnages. Ne vous attendez surtout pas à une histoire conventionnelle : son développement en surprendra plus d'un. Ne vous faites pas non plus avoir par le synopsis, l'histoire ne consiste pas en un enchaînement de situations drôles et délirantes, comme Seto no hanayome. Au contraire, si vous êtes un peu perdu au départ, progressivement, tout s'explique et devient logique et, finalement, on obtient plutôt une série sérieuse et mature sur les relations humaines, la psychologie ou les interrogations existentielles, dans le style de Clannad.

L'histoire est parfaitement résumée dans le synopsis. J'ajouterai cependant que leur mission consiste à retrouver un mystérieux tambour-pingouin qui se trouve, sinon en la possession, au moins lié à une lycéenne a priori ordinaire : Ringo Oginome. Si au début règnent la bonne humeur et l'humour, sachez que, progressivement, l'anime s'obscurcit, prend un ton de plus en plus adulte au fur et à mesure que les blagues diminuent, que les morts apparaissent et que les mystères s'épaississent. Considérez toute la première partie (c'est-à-dire celle focalisée sur Ringo) comme le prologue de l'histoire. Celle-ci ne commence réellement que lorsqu'on s'intéresse véritablement à son journal intime et aussi (et surtout) quand Momoka est enfin évoquée. Sans rien vous dévoiler, sachez que tous les personnages, d'une manière ou d'une autre, sont liés soit à cette mystérieuse petite fille, soit à l'étrange incident dans lequel elle mourut seize ans auparavant. Le déroulement de le série, finalement, ne consiste qu'à relier chaque personnage, qu'il s'agisse de sa personnalité ou de ses motivations, à ces deux éléments.

Le second point fort de la série, ce sont ses personnages. Contrairement à tant d'anime, il n'y a pas de personnages stéréotypés. Au contraire, si vous essayez de les mettre dans une case, préparez-vous ensuite à être surpris, car ils sont bien plus humains qu'ils ne le paraissent. La description que je vais en faire est très (trop) réductrice : ces personnages sont loin d'être aussi lisses qu'ils en ont l'air : chacun a une face cachée qu'il dévoilera au cours de la série. Ainsi, les « gentils » ne sont pas aussi gentils que ça, même chose pour les « méchants ». Je n'aborderai d'ailleurs que les trois membres de la famille Takakura et Oginome, les acteurs centraux de cette pièce (chaque personnage, même secondaire, est si complexe que ce serait une insulte de le résumer à quelques mots). Bien qu'ils aient des caractères divergents, une très grande affection les unit, et c'est au nom de celle-ci qu'ils accepteront les épreuves qui leur sont imposées.

Shôma est l'adolescent type : naïf, optimiste, plein de bonne volonté mais parfois maladroit, surtout en ce qui concerne les filles, il apprendra à mûrir peu à peu au fil de l'histoire, à acquérir des convictions et devra lutter pour elles. À l'opposé, Kanba semble plus mature : d'un naturel calme et cool, il passe pour un play-boy et est bien plus débrouillard et pragmatique que son frère. Si la différence est déjà présente au départ (Kanba propose notamment au début de l'histoire de se sacrifier afin d'offrir ses organes à sa sœur), elle ne fera que s'accentuer au fil de l'histoire, jusqu'à ce qu'on réalise que finalement les deux frères vivent dans deux mondes opposés : Shôma est toujours un adolescent alors que Kanba est déjà un adulte ; l'un veut croire aux rêves, l'autre y a renoncé. Et c'est bien autour de leur sœur que se cristallise cette opposition : si tous les deux sont prêts à tout pour la sauver, leurs méthodes, surtout à la fin, divergent totalement.

Dans cette pièce, Himari est la victime, le bouc émissaire, promise à un sacrifice d'autant plus injuste que de tous les personnages elle apparaît comme la plus innocente, candide, pure et gentille, soucieuse uniquement du bien-être de ses frères. Si elle apparaît plus effacée en comparaison de ses frères (elle se contente de rester à la maison ou à l'hôpital), son importance n'est pas tant dans ses actions que dans son être, son destin : l'anime apparaît tout entier comme une course contre la montre, une recherche désespérée d'un moyen de la soustraire à la mort promise. Quant à l'entité qui habite le chapeau-pingouin, honnêtement, à part ordonner aux frères de trouver le tambour-pingouin, on ne voit pas très bien à quoi elle sert. Chacune de ses apparitions nous sert juste à profiter d'un bon morceau de rock, d'assister à un délire psychédélique et à un strip-tease en direct, le tout étant ponctué d'insultes et de paroles sibyllines. Enfin, on ne saurait oublier Ringo, qui prendra de plus en plus d'importance au fil de la série, jusqu'à jouer un rôle capital à la fin. Ne vous fiez pas à son look ordinaire : cette fille est l'un des pires stalkers qui aient jamais existé, elle va même jusqu'à mettre sa « cible » sur écoute et à aménager secrètement une « planque » sous sa maison pour pouvoir profiter au mieux de sa présence. Heureusement, ses motivations seront explicitées, et elle nous apparaîtra alors bien plus normale, même si sa logique est vraiment tordue.

Élément capital, Mawaru Penguindrum, à la manière de Lost, est ponctué de flash-back, du début à la fin, qui expliquent le présent en dévoilant le passé. Or le moins que l'on puisse dire, c'est que tous les personnages ont un passé lourd, voire très lourd. Heureusement, la gravité des évènements est adoucie par la mise en scène particulière, faite de métaphores, d'allégories et de symboles : si les histoires racontées sont parfois cruelles, la mise en scène apparaît plus théâtrale ou poétique que réaliste, jamais on ne nous montrera d'images insoutenables (celles-ci sont toujours cachées, escamotées ou « altérées »), contrairement à Higurashi no naku koro ni. Ce sont ces flash-back qui confèrent une véritable épaisseur humaine aux personnages, qui leur donnent une psychologie et qui les rendent vraiment marquants et attachants.

Abordons donc la mise en scène. Les graphismes sont excellents, que ce soit dans l'animation des personnages, dans le rendu des décors (la maison Takakura offre vraiment une impression de précarité et de pauvreté mais aussi de chaleur et de vécu, on sent le poids des souvenirs et des sentiments) ou dans les couleurs. La musique est plutôt agréable : si la chanson du générique de début est franchement bizarre, vous allez adorer celle qui précède chaque déclenchement du « plan de survie », et les nombreuses musiques de générique de fin, sans être transcendantes, sont également bien. Cependant, sans tomber totalement dans le fantastique, Mawaru Penguindrum possède de nombreux éléments qui l'éloignent de la réalité, pour le rapprocher plus du théâtre. Outre les flash-back, certains personnages (particulièrement Ringo) se font aussi des « films » qui correspondent plus ou moins à leurs rêves ou délires et qui ne manquent jamais de nous faire sourire (cette fille semble beaucoup apprécier les westerns et La Rose de Versailles). Souvent, les passants ou les gens alentour sont représentés de manière très schématique, à la manière des bonshommes sur les panneaux de signalisation, ce qui donne vraiment l'impression que les personnages principaux, les acteurs, sont entourés de figurants. Enfin, à chaque changement de lieu, on a droit à une petite séquence où sont montrés les noms de toutes les stations de train, comme pour un changement de scène au théâtre.

Il faut également noter la présence d'éléments et de motifs récurrents. Tout d'abord les pingouins. Bon, forcément, dans un anime intitulé Mawaru Penguindrum avec une affiche où on voit une fille avec un chapeau de pingouin, on se dit bien qu'ils doivent apparaître quelque part. Eh bien, pour être honnête, le motif de pingouin apparaît partout, absolument partout. Pour ceux qui se demandent pourquoi un tel animal, sachez que l'explication vous sera donnée en cours de route, mais celle-ci, de mon point de vue, ne justifie cependant pas la nécessité de nous inonder de motifs de pingouins. Ensuite, parlons des « vrais » pingouins. Outre ceux que l'on voit à la piscine (lieu d'une importance capitale, mais pas pour ses pingouins), chaque membre de la famille Takakura reçoit un pingouin ultra-kawaii (qui a plus l'air d'une mascotte) que l'on ne peut différencier que grâce aux chiffres qui sont marqués dans leur dos. Ceux-ci se présentent d'abord comme des acolytes, sinon compétents, au moins pleins de bonne volonté. En début de série, ils nous permettront de nous offrir quelques bonnes rigolades, surtout quand ils vont infiltrer, à la Metal Gear Solid, l'école de Ringo, mais on constatera rapidement (en même temps que les personnages) leur inutilité. Sachez qu'ils ne sont importants qu'au début de l'histoire ; rapidement, ils se contenteront simplement d'être présents aux côtés des personnages, ces derniers ne leur adresseront plus la parole, ne sembleront d'ailleurs même pas remarquer leur présence. En réalité, ils sont plus les avatars que les acolytes des personnages. Étant incapables de parler, leurs gestes sont, paradoxalement, plus expressifs que les paroles des personnages, surtout quand ceux-ci se confrontent : ils illustrent davantage les sentiments et actions de leurs maîtres. Ils servent également à alléger un peu l'atmosphère et à dédramatiser l'action : voir, en toile de fond, deux pingouins qui affrontent une pieuvre fait à coup sûr retomber la tension, or celle-ci devient de plus en plus lourde et présente au fil de l'anime.

Je passerai rapidement sur les autres motifs présents : celui de la pomme, évidemment relié au mythe d'Adam et Ève, et donc, à la tentation, au péché, à la punition et plus généralement au bien et au mal ; celui du train, qui, outre qu'il est un lieu récurrent de l'œuvre (les personnages y passent beaucoup de temps), symbolise également le destin des personnages : chacun suit sa route en tentant de changer de « correspondance ». On relève ensuite de nombreuses allégories et métaphores, parfois associées à un personnage précis (le « rôtissoire à enfants », la « statue du père » de Yuri ou « l'oiseau enfermé dans la cage » de Keiju), mais dont la véritable signification reste parfois obscure ; il est même possible de leur trouver plusieurs interprétations…

C'est là le gros défaut de cet anime : il est peut-être un peu trop ambitieux. Si le début de l'histoire est relativement facile à comprendre et ne semble pas voler très haut, rapidement, la trame prend de plus en plus d'ampleur et, avouons-le, on finit par être perdu. La quête du tambour-pingouin constituait un fil directeur, mais celui-ci est bientôt noyé sous les flash-back, les questions que l'on se pose, les interactions et les liens dévoilés entre les personnages, et même si on sent que quelque chose de gigantesque se prépare, honnêtement, on ne voit pas très bien où l'œuvre nous entraîne : ce n'est qu'à la toute fin que le « méchant » est dévoilé, en même temps que son projet. Le développement de l'histoire ne plaira pas à tous, car la fin contraste complètement avec le début. Cet anime vous marquera, mais il demandera aussi que vous vous investissiez aussi bien sur le plan des sentiments, pour comprendre toute la grandeur qu'il renferme, que de la réflexion, pour saisir tous les liens et suivre l'intrigue.

Enfin, la fin risque d'en décevoir plus d'un. Jusqu'au dernier moment, on nous tient en haleine, puis on a la confrontation finale, le sang, les larmes, le sacrifice… Et finalement, on ne comprend pas très bien ce qu'il se passe. On répond à nos questions (notamment sur le fameux tambour-pingouin ou sur la vérité au sujet de la famille Takakura), mais ces réponses ne sont pas forcément celles auxquelles on s'attendait. Bien sûr, on se doute bien qu'après tout ce qu'il s'est passé, tout ne pouvait pas redevenir comme avant, mais la manière dont la tragédie s'achève paraîtra décevante à certains, incompréhensible à d'autres, mais surtout, on a l'impression que les auteurs ont choisi la solution de la facilité.

Faut-il regarder cette série ? Oui, absolument, si vous êtes prêt à plonger, comme dans toute tragédie, dans les profondeurs de l'âme humaine, à vous démêler avec les passions, à vous interroger sur le poids du passé, du destin, à vous demander où est le bien et où est le mal. Cependant, cet anime n'est pas facile à aborder, et il ne conviendra certainement pas aux plus jeunes. D'ailleurs, je recommande de le regarder une deuxième fois pour bien tout comprendre. Qu'est-ce qu'on en retient finalement ? De bons graphismes et une bonne animation, des personnages attachants et vraiment marquants, des relations complexes, une histoire hors du commun, qui vous touchera profondément. De la passion, de l'amour mais pas de haine… et des pingouins.

-Cinquo-
Note de la rédaction
Nous vous invitons à venir discuter de cet animé sur notre forum.
Licencié par :

logo
Distributeur DVD
Éditeur DVD
logo
Distributeur TV
logo
Distributeur Web

Avis des visiteurs

graph

Notez cette série :
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Références
Recherche Google : mawaru penguindrum mawaru-penguindrum ikami takayo ikuhara kunihiko brains base
Recherche Yahoo : mawaru penguindrum mawaru-penguindrum ikami takayo ikuhara kunihiko brains base

Staff
Episodes
Musique et voix de l'animé
Paroles
Japon
Mawaru Penguindrum © 2011 IKAMI Takayo, IKUHARA Kunihiko / Brains Base

Version 1.5 - Copyright © Association Animeka 2002-2010 - Termes d'utilisation.