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| Guilty Crown (2011) | |
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| Synopsis | Ayant profondément souffert de l'épidémie du virus Apocalypse, qui a fragilisé les bases de sa puissance dix ans auparavant, le Japon ne tient plus à présent que par le soutien extérieur de plusieurs pays, maintenu par le régime militaire du GHQ où la valeur de chaque vie est devenue insignifiante. C'est dans ce contexte que Shû Ôma, jeune étudiant mal dans sa peau, trouve dans son repaire Inori, chanteuse du groupe Egoist : la jeune femme, blessée, vient de dérober à Sephirah Genomics un précieux cylindre destiné à Gai, chef du groupe terroriste Croque-morts. Débusquée par les Anticorps, groupe d'intervention sous la direction du GHQ, Inori est enlevée et Shû, impuissant, décide néanmoins de terminer sa mission. Interrompu par une explosion alors qu'il rencontre Gai, Shû part à la recherche d'Inori, qu'il découvre ciblée par deux Endlaves (armures mobiles) alors qu'elle tentait de s'enfuir. En s'interposant pour la protéger de leurs tirs, le cylindre contenant le Void Genome se brise alors et confère à Shû un étrange pouvoir…
-Renegade- |
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| Critiques | ------------- Critique 1 -------------
L'action se déroule dans un Japon futuriste très réaliste. Il serait en effet facile d'imaginer que le pays puisse tourner aussi mal avec une crise de cette envergure. Même si c'est du déjà-vu dans l'animation japonaise, l'apocalypse étant une peur répandue au Japon.
Nous suivons ici l'aventure d'un lycéen typique qui rencontre par hasard une chanteuse à succès. Mais le duo est bien plus particulier qu'il n'y paraît. Les relations entre les personnages sont très bien réfléchies. On sort souvent de l'ambiance scolaire pour creuser les choses plus profondément. Ou faire planer le doute. Dans un pays en guerre, les amours et amitiés rencontrent bien des épreuves, et les surprises sont au rendez-vous. Il est intéressant de noter que les héros dans l'animé vont rejoindre les « terroristes », alors que le GHQ, l'organisation multinationale venue sauver le Japon du virus de l'apocalypse, est en fait composé de gens horribles. Cela donne un fond géopolitique sur lequel réfléchir et sort du schéma classique des gentils contre les méchants sans ambiguïté…
À noter que la première partie de l'animé (les onze premiers épisodes) reste dans le schéma classique du shônen : un jeune lycéen qui devient petit à petit un héros et, avec sa bande d'amis, sauve le Japon du mal absolu, le GHQ, avec comme mentor Gai, le terroriste. La seconde partie tend vers le genre seinen. En effet, l'ambiance devient beaucoup plus sombre, les relations entre les personnages deviennent plus complexes. Il n'y a plus de héros, juste des adolescents coincés dans une situation désespérée et qui se débrouillent tant bien que mal.
Graphiquement parlant, l'animé est très bien dessiné et fait plaisir à regarder. Avec l'ère de la 3D, on tombe très souvent dans le piège de la facilité à faire des arrière-plans dans cette technique qui sont facilement reconnaissables et cassent l'ambiance. Avec Guilty Crown, ce n'est bien heureusement pas le cas. Les animations sont très bien réalisées, belles à regarder, et surtout parfaitement fondues dans l'action et le décor ! Ça change tout. Les musiques de la bande originale sont vraiment magnifiques et valent le coup d'être citées.
Les combats sont originaux. Nous avons ici largement dépassé le niveau des combats en méchas (fini les combats de robots pas toujours si intéressants) grâce à une nouvelle technologie, le Void Genome. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus, mais ce concept innovant dans l'univers des animés vaut indéniablement le coup d'œil.
Seul petit bémol, le dernier épisode est très condensé : on aurait pu facilement le découper en deux, voire trois épisodes. Cela nous donne une fin précipitée, où certaines questions restent sans réponse. Mais ce ne sera pas la première fois dans l'animation japonaise.
Pour finir, c'est un animé très bien réalisé. Et même s'il y a du déjà-vu, des passages prévisibles, le scénario sort de l'ordinaire (pas étonnant de la part de Tetsurô Araki, qui avait aussi réalisé Death Note) et la série mérite le coup d'œil.
-Cole-
------------- Critique 2 -------------
Guilty Crown est un animé que j'attendais beaucoup mais qui m'a malheureusement déçu. Non pas qu'il soit mauvais, disons plutôt qu'il me laisse un goût amer de promesses non tenues sur le plan de l'animation et du scénario.
La série démarre sur un épisode aguichant comme tout bon shônen sait le faire. On y assiste à la première démonstration du pouvoir de Shû qui, pour le coup, est plutôt impressionnante. Que ce soit l'animation, le dessin ou la musique, l'apéritif nous laisse présager un menu complet et copieux. Cette scène restera cependant la meilleure de la série car la suite ne décollera pas plus, et ce à tous les niveaux.
S'il y a bien quelque chose qui m'a frappé dans Guilty Crown, c'est sa ressemblance avec Code Geass, qui est loin d'être une série inconnue. On pourra reprocher au scénariste Ichirô Ôkouchi (l'un des deux auteurs originaux de Code Geass) de reprendre l'univers de sa précédente création pour la resservir en soupe froide et pain rassi. Je n'exagère pas sur les similitudes : dans un Japon à genoux et contrôlé par une puissance internationale (Britannia/GHQ) disposant d'une force militaire supérieure (Knightmare Frames/Endlaves), un jeune homme se voit investi d'un pouvoir scientifiquement inexplicable (Geass/Void, tous les deux mentionnés comme étant le pouvoir du roi) et sera mêlé à un groupe terroriste (les Chevaliers Noirs/les Croque-Morts) défiant le pouvoir en place. On observera le même type d’évènements (Shirley Fenette/Hare Menjô) et de revirements scénaristiques (les deux voient leur situation s'inverser totalement). La copie serait bien exploitée qu'on la pardonnerait, mais là… D'un côté, on a Lelouch, unique dans son rôle de tacticien hors pair, manipulateur et génie intellectuel qui façonnera le scénario à sa façon ; de l'autre, Shû, étudiant paumé, léthargique et désespérément indécis condamné à subir l'intrigue et à se faire marcher dessus sans montrer une once de virilité crédible. Accompagné d'Inori Yuzuriha, énième clone de Rei Ayanami, il forme un duo dont le charisme n'excède guère celui d'une casserole et va entretenir une relation ambiguë, presque malsaine, qui se terminera sur un flop des plus absurdes.
En effet, on se rend compte au fil de l'intrigue que l'on nous ressert le bon vieux principe de l'explication alambiquée et incompréhensible justifiant un n'importe-quoi scénaristique. Les objectifs ne sont pas clairs (enfin, à part sauver le monde) et la finalité n'est qu'à peine expliquée (t'inquiète, c'est magique). Le reste des personnages ne relèvent pas vraiment le niveau, même si certains sont attachants. Le dessin et l'animation sont beaux, mais mise à part la première scène de combat, les affrontements sont loin d'être épiques, car trop courts ou brouillons et peu nombreux. La bande-son est correcte et se démarque des standards, mais rien de mémorable non plus.
Grosse déception pour ce Guilty Crown qui n'est absolument pas à la hauteur de ce qu'il promettait. On a ici un Code Geass en moins bien fait et qui nous donne en dessert une fin bâclée qui aurait mérité un, voire deux épisodes supplémentaires. Une série pour les amateurs du genre (et encore…), mais n'en attendez pas beaucoup.
-Hive- |
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Guilty Crown © 2011 ARAKI Tetsuro / Production I.G, Aniplex [Sony Music Ent. Visual Works]
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