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Genesis Climber Mospeada [Version originale]
Genesis Climber Mospeada [Version originale]   TITRE ORIGINAL : Kiko Soseiki Mospeada
  ANNÉE DE PRODUCTION : 1983
  STUDIOS : [TV FUJI] [TATSUNOKO PRODUCTION] [STUDIO ARTMIC]
  GENRES : [ACTION] [CYBER & MECHA] [ESPACE & SCI-FICTION]
  AUTEUR : Non spécifié
  VOLUMES, TYPE & DURÉE : 25 EPS 23 mins
Staff
Episodes
Musique et voix de l'animé
Paroles
Japon
Titre alternatif
機甲創世記モスピーダ
Synopsis
Dans ce futur proche, l'humanité a colonisé Mars et certains satellites de Jupiter : d'une manière pas très différente de ce que projettent actuellement certaines solutions à la crise de l'énergie, les hommes sont allés chercher sur d'autres planètes un produit de remplacement aux ressources qu'ils avaient gaspillées sur Terre. Ainsi, la fusion, appelée HBT, est devenue monnaie courante pendant la première moitié du XXIème siècle. C'est précisément en 2050 que sont arrivés les Inbits : sans explications ni demande de reddition, ni même aucune autre forme de contacts, ils ont détruit les défenses militaires de la Terre et s'y sont installés en maîtres absolus. Trente ans plus tard, un bataillon venu des colonies a tenté de reprendre la planète aux envahisseurs, sans succès. Nous sommes maintenant en 2083 et une seconde flotte est envoyée sur Terre : le lieutenant Stig Bernard, de l'armée de Mars, ne jure que par la rigueur militaire et a pour seul but de bouter les extraterrestres hors de cette planète-mère qu'il n'a jamais connue. Mais les choses tournent rapidement au vinaigre dés le premier contact : sa flotte décimée, sa fiancée tuée à bord d'un des vaisseaux martiens, Stig se retrouve seul, paumé sur un monde dont personne ne sait plus rien depuis que tout contact a été coupé plus d'une génération auparavant... N'écoutant que son devoir, il décide de se lancer dans une croisade personnelle contre les Inbits, jusqu'au Point Réflexe qui sert de quartier général aux envahisseurs. En chemin, il croisera les routes de plusieurs personnes, d'autres soldats comme lui ou bien des descendants de civils survivants, dont certaines le rejoindront dans sa mission alors que beaucoup d'autres collaboreront avec les occupants venus d'ailleurs qui ne tolèrent aucune forme de résistance à leur autorité...

-Guilhem-
Critiques
Il n'est pas très pertinent de mentionner l'influence de Mobile Suit Gundam sur le monde de Mospeada, ni même celle de Super Dimensional Fortres Macross sur les divers designs qui l'illustrent, car ces deux productions ont su marquer leur temps à leur manière et, ainsi, une bonne partie des animés qui les ont suivis. On ne s'étonne donc pas du message écologique qui a conservé toute sa pertinence plus de 20 ans après, ni du réalisme des véhicules et autres appareils, en plus des décors, qui permettent aux spectateurs d'entrer facilement dans le récit. Mospeada, comme beaucoup d'autres productions nippones en matière d'animation, est essentiellement une histoire de rapports humains, de conflits d'intérêt où les jeunes apprendront la réalité des choses à la dure alors que les adultes ne s'étonnent plus de rien depuis longtemps, souvent jusqu'à avoir perdu leurs illusions. Et il y a de quoi car ce monde est beaucoup plus réminiscent de Mad Max que d'autres choses, et il y a de bien pires références que celle-là en matière de science fiction apocalyptique. Ceci étant dit, on apprécie que la bande originale sorte des sentiers battus car elle participe beaucoup à l’atmosphère du récit : bien que la j-Pop ne soit pas toujours facile d’accès, surtout à cette époque, on aura du mal à ne pas noter les sonorités blues, presque country, de certains morceaux qui donnent ainsi à l'ambiance un quelque chose des westerns spaghetti de Sergio Leone. Toutes ces réminiscences de la culture occidentale ont permis l'inclusion de Mospeada dans Robotech en rendant ainsi cette production célèbre auprès du monde entier tout en en conservant la substantifique moëlle contrairement aux deux autres séries qui constituent le reste de cette saga américaine...

Mais revenons au sujet. On aurait tort de dire que Mospeada est un chef-d’œuvre, on parlera tout au plus d'une réussite sur la plupart des plans et certainement les plus importants. Le premier d'entre eux concerne les personnages qui constituent l'aspect le plus intéressant de l'histoire : leurs interactions seront le prétexte de situations souvent rocambolesques, surtout au début de la série. Il faut dire que le cocktail est assez explosif. On y trouvera un soldat rendu limite fanatique par la mort de sa fiancée sous le feu ennemi, un second militaire survivant de la première flotte de libération de la Terre qui se cache par pure couardise, un troisième qui se cache lui aussi mais sous les traits d'une chanteuse pop pour entretenir l'esprit de résistance chez les survivants. Si les deux premiers sont un peu banals, le dernier l'est moins et fut l'objet de nombreuses controverses lors de la diffusion de la série sous sa forme américaine. À noter que c'est encore celui-là qui incarne le plus les cultures asiatiques à travers une certaine poésie dans le discours et une attitude plutôt zen en toutes circonstances ou presque. Les trois autres actants ne manquent pas d'intérêt non plus car ils illustrent chacun à leur manière l'état d'esprit de ces humains qui ont grandi sous le joug des envahisseurs : ce sont des survivants et ils en portent les stigmates. On ne saura jamais si oui ou non Houquet fut violée par le gang des Serpents Rouges mais ce ne serait pas étonnant, de même on comprend aisément que la jeune Mint n'a pas eu une enfance heureuse, pour des raisons faciles à imaginer, et la plupart de ses amants le réaliseront douloureusement, quant à Ray on devine assez vite qu'il n'a pas grandi en apprenant à compter sur les autres. Finalement, Aisha apportera assez vite son lot de mystères et la narration amènera rapidement le spectateur à s'interroger sur sa véritable nature sans pour autant tomber dans le métaphysique douteux mais plutôt en entretenant une forme de suspense adroitement présentée et qui jouera un rôle assez intéressant dans le dénouement...

Dans le plus pur style "Road Movie", et ce n'est pas un hasard si le titre de la série comprend le nom du véhicule principal utilisé par nos héros pour atteindre le Point Réflexe, l'histoire amènera ce petit groupe à croiser de nombreux personnages, survivants comme eux, mais surtout des civils. Et si les premiers épisodes sont un peu répétitifs dans le sens où ils montrent clairement que le plus grand danger vient des humains, ils auront au moins le mérite de proposer une bonne diversification des motifs derrière cette forme de collaboration vis-à-vis des envahisseurs. Certains seront d'ailleurs assez dérangeants et nécessiteront une certaine maturité de la part du spectateur pour être appréciés à leur juste valeur, mais la plupart amèneront les personnages principaux à se reconsidérer afin d'évoluer...

Car l'évolution tient une place de premier plan dans cette histoire. Afin de permettre à son peuple de vivre en toute quiétude sur cette espèce de "Terre Promise", l'entité maîtresse des Inbits mène des expériences pour adapter sa race à ce nouvel environnement. Le fruit de ses travaux amènera à devoir reconsidérer les tenants et les aboutissants de cette migration (car il n'a jamais été question d'invasion de son point de vue, seulement de la survie de son peuple...) puisqu'il s'avérera assez vite que la forme de vie la mieux adaptée à cette planète se trouve être celle de ses ennemis les plus virulents, à savoir les humains qui lui tiennent tête depuis trop longtemps. Ainsi, ceux de ses enfants qui ont évolués ne tardent pas à développer une notion étrange pour l'essaim : le libre-arbitre. Le paradoxe, assez intéressant, amènera le spectateur à sa propre conclusion. A noter cependant que l'évolution n'est pas imposée aux Inbits par leur reine mais belle et bien accordée comme un honneur qu'on ne saurait, et qu'on ne voudrait, refuser...

Beaucoup moins simple qu'il n'y parait au premier abord sans toutefois être devenu un classique du genre, Genesis Climber Mospeada reste une production très honorable qui a su se démarquer des autres réalisations de l'époque par un ensemble de petits détails d'apparence plutôt anodine mais qui, une fois mis bout à bout, dépeignent un ensemble plus vaste que la somme de ses parties et tout à fait intéressant. Si vous êtes nostalgiques des 80s, ne le manquez pas...

-Guilhem-
Note de la rédaction
Genesis Climber Mospeada est la toute première production à laquelle ont contribué des mecha designers du célèbre Studio ARTMIC.

Mospeada se prononce "mos-pi-da" et signifie Military Operation Soldier Protection Emergency Aviation Drive Auto. C'est le nom des motos transformables en armures de combat utilisées par la plupart des personnages de la série.

Genesis Climber Mospeada fut diffusé en Occident pour la première fois en 1985 aux États-Unis sous la forme de Robotech New Generation (aussi connu sous le nom de Invasion Invid).

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Voir aussi
Robotech - Série 3 - Invasion Invid
Références
http://members.optusnet.com.au/~cyc01/index.htm
États-Unis
The Ultimate Genesis Climber Mospdeada Homepage (site non-officiel)

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Musique et voix de l'animé
Paroles
Japon
Genesis Climber Mospeada [Version originale] © 1983 / TV Fuji, Tatsunoko Production, Studio ARTMIC

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