|
|

| C³: Cube × Cursed × Curious | |
| |
|
 | | Paroles |
|
 |
|
| Titres alternatifs | C3: Cube × Cursed × Curious
C Cube
C³ シーキューブ
|
|
| Synopsis | Haruaki Yachi reçoit un soir un étrange cube noir de la part de son père, Honatsu. D'abord intrigé et curieux de son contenu, il finit toutefois par le stocker avec les autres antiquités que son père « collectionne ». Réveillé dans la nuit par des bruits venant de la cuisine, il découvre alors une jeune fille nue en train de dévorer des senbei : disant s'appeler Fear, celle-ci est en fait un Waas, ou objet maudit, ayant emmagasiné les émotions négatives humaines au point qu'elle peut maudire son propriétaire et son entourage, même involontairement. Haruaki, souhaitant aider Fear à supprimer sa malédiction sans aviver la jalousie de son amie d'enfance, Konoha Muramasa, ou de ses camarades, va être amené à s'opposer à l'organisation des Chevaliers de la Collecte, dont le but est de traquer et de détruire tous les Waas, et à découvrir les ténèbres qui hantent le passé torturé de Fear…
-Renegade- |
|
| Critiques | Vous en avez marre des gentils anime harem avec des héros bien propres sur eux et une intrigue qui semble avoir été écrite par un escargot ? Rassurez-vous, avec C³, vous allez être servi et, croyez-moi, vous allez déguster. Cette série est l'exemple type qui montre qu'il ne faut pas se fier aux apparences, car le premier épisode n'est absolument pas représentatif (et je pèse mes mots) du reste de la série : c'est le seul épisode où l'on rigole et l'on se détend, sans qu'il y ait la moindre tension ou menace. À l'inverse, si vous l'avez adoré pour son côté insouciant, kawaii et ecchi, je vous conseille de passer votre chemin, parce que dès le deuxième épisode l'anime devient beaucoup plus obscur et sanglant.
Cette série se rapproche beaucoup de Dark Rabbit dans la forme et de Toaru majutsu no Index dans le fond. Ce sont là ses deux gros points forts : les graphismes, l'animation et le dynamisme d'une part, et l'univers et l'ambiance toute particulière qu'elle installe d'autre part. Autant vous le dire, sur le plan visuel, cet anime est une véritable claque : dès les premières secondes, on s'en prend plein la figure, et si le jeu des couleurs n'est pas aussi délirant ou exagéré que dans Dark Rabbit, il colle à la perfection à l'histoire. Dans les moments « normaux », on remarque la finesse des décors et des détails, la beauté des paysages (en comparaison, les personnages apparaissent même trop simples et dépouillés), tandis que dans les moments « spéciaux », généralement les combats, les couleurs s'altèrent, l'arrière-plan est généralement dominé par une seule couleur, et des symboles et inscriptions étranges apparaissent en filigrane, contribuant à créer une ambiance occulte et oppressante. Bref, c'est une œuvre qui n'est pas du tout morne ni uniforme sur le plan de sa réalisation, on n'éprouve aucun sentiment de lassitude : il y a toujours une nouveauté de temps à autre. Le second point fort est l'univers de C³. Si au premier épisode il semble un peu être oublié, on est rattrapé (percuté même) dès le deuxième. Et sans que cela soit aussi extrême ou omniprésent que dans Toaru majutsu no Index, on a quand même l'impression d'un monde très renfermé où se côtoient les êtres dotés de pouvoirs puissants, convoités et poursuivis par diverses organisations mystérieuses qui envoient leurs représentants pour combattre où tenter de pactiser avec nos héros. Il y a un certain tragique, puisque ceux-ci, bien qu'ils souhaitent vivre une vie paisible, se retrouvent alors au centre des intérêts et des enjeux, des évènements, des mystères et des combats, et sont donc obligés malgré eux de prendre part à cette lutte secrète.
Venons-en donc aux personnages. Ceux-ci sont très intéressants, même si l'on n'évite pas quelques clichés. Tout d'abord, le héros de l'histoire : Haruaki Yachi. Il possède certes les défauts récurrents des héros d'anime harem, à savoir un physique absolument banal, une certaine naïveté, un côté pervers, une inexpérience totale de l'amour, une incompréhension et un aveuglement sur le sexe féminin qui donnent envie de se taper la tête contre les murs (il est probablement le seul garçon qui n'a pas compris ce que cela signifie quand une fille lui prend la main pour la poser sur sa poitrine), une capacité extraordinaire à se retrouver dans des situations embarrassantes et une gentillesse un peu trop démesurée pour être crédible. Mais heureusement, tous ces défauts se trouvent oubliés quand on découvre, miracle absolu, qu'il sait se battre et n'hésite pas à foncer dans la bataille au lieu de simplement prononcer des belles paroles et de servir de punching-ball (même s'il est vrai qu'il s'en prend quand même plein la figure) ! Outre cela, l'autre élément qui ne nous donne pas envie de le frapper à longueur de temps est que, honnêtement, il est très cool et classe, n'hésite jamais, se dévoue totalement, ne souhaite qu'aider et rendre heureux les gens et n'apparaît jamais pitoyable ou faible. Et pour une fois, on comprend pourquoi les filles sont amoureuses de lui. Certains pourront dire que cette qualité est un défaut, qu'on a un personnage un peu trop lisse, bien moins complexe que les autres et qu'il aurait pu être intéressant de lui coller un problème quelconque, comme un passé tortueux, une trahison secrète, des relations difficiles, ou une honte ou culpabilité cachée. Personnellement, je considère qu'il est très bien comme il est et, au vu de son entourage, il est totalement inutile de lui ajouter des problèmes.
À l'image de Hidan no Aria, les filles qui entourent le héros ne sont pas que de simples potiches et ne font pas que passer leur temps à se disputer, elles savent toutes se battre (en fait, elles sont plus fortes que le héros), ont toutes un passé douloureux (euphémisme…) et ont toutes des problèmes ou des secrets qui viennent briser l'image lisse qu'elles affichent. Tenez-le-vous pour dit : seul Haruaki est à peu près normal. Tout d'abord, Fear, sans aucun doute le personnage le plus développé et mis en avant et, accessoirement, la tsundere de service, est un personnage très contrasté, presque contradictoire, puisque son côté kawaii, moe, maladroit, naïf, entêté, inexpérimenté et simple, qu'elle affiche en temps normal, s'oppose totalement à la personnalité obscure, dérangée, démente et sadique qu'elle affiche lorsqu'elle se bat. Son personnage devient bien plus intéressant à partir du deuxième épisode quand on découvre sa véritable identité, son passé et ses motivations, et on comprend alors véritablement le tragique de son destin. La deuxième fille est Konoha Muramasa, qui semble être l'archétype de l'ami d'enfance à lunettes, à tresse et à grosse poitrine, maternelle et possessive mais qui ne sait pas exprimer ses sentiments. Bien sûr, ne vous fiez pas aux apparences, dans les moments de crise, elle se montre calme, décidée et combative. Sa véritable forme vous surprendra (son nom est un indice), et elle aussi semble posséder une personnalité cachée, bien que celle-ci n'apparaisse pas clairement. On regrette cependant qu'elle ne soit pas davantage développée : sa relation et son histoire avec Haruaki n'est évoquée qu'en filigrane, et il aurait été plus intéressant d'avoir quelques flash-back. Enfin, on a Kirika Ueno, type même de la présidente du conseil : préoccupée par ses responsabilités et le travail bien fait, détachée, sereine, presque froide, mais qui a du mal à exprimer ses émotions et à proposer son aide. Si son intervention est plus tardive, elle aussi se révèle être un personnage très bien travaillé, avec une face très obscure et un destin si tragique, révoltant même, qu'on ne peut s'empêcher d'éprouver de la pitié.
Autour de ce quatuor de choc à problèmes gravitent certes quelques personnages ordinaires, comme leurs camarades de classe ou les commerçants, quelques personnages étranges et intrigants, tel le directeur de l'école, et surtout un nombre impressionnant de psychopathes et meurtriers en puissance, aux motivations ou à l'existence toutes plus tordues les unes que les autres. Les décrire est inutile : tout le plaisir est dans la découverte et, honnêtement, il suffit juste de les voir pour comprendre qu'il n'y a pas autre chose à dire que « malades mentaux ». Mention spéciale pour Kuroe Ningyôhara, qui n'apparaît malheureusement que dans le dernier tiers de la série, personnage ultra-kawaii, qui donne tout de suite envie de l'adopter, mais qui est cependant très mature par la pensée et le langage et détient la particularité de posséder déjà son salon de coiffure et de rester calme en toutes circonstances.
L'intrigue tout entière tourne autour d'un seul sujet : la malédiction. L'univers de C³ est centré sur les Waas, des objets maudits ayant diverses formes et divers usages, certains pouvant même prendre forme humaine et dont seul Haruaki semble pouvoir s'occuper puisqu'il possède la particularité de ne craindre et de n'être affecté par aucune malédiction. Les grands thèmes de la série sont donc liés à la fatalité, au libre arbitre et au poids du passé : peut-on se libérer d'une malédiction ? Est-on déterminé à être quelque chose ou peut-on choisir d'être soi-même ce que l'on veut ? Un outil peut-il remplir une autre fonction que celle pour laquelle il a été créé ? Qu'est-ce qui différencie un outil d'un humain ? À partir de quand un outil devient-il humain et un humain un outil ? Les personnages n'auront de cesse de se poser ces questions philosophiques, et la dimension existentielle est au centre des interrogations, des intérêts et des combats : tous les personnages présents ou qui croiseront leur route ont une idée bien arrêtée sur ce que sont ou doivent être les Waas, et certains n'hésitent pas à essayer de l'imposer à grand renfort de cris, de coups et de tactiques sournoises.
Au vu de ces éléments, vous aurez donc compris qu'il ne faut pas s'attendre à une histoire gentillette. Celle-ci est ponctuée de hauts et de bas, tirée dans tous les sens entre les moments de pure détente, de rigolade et d'ecchi d'un côté et les intrigues tordues, les combats extrêmement violents, dynamiques et l'ambiance oppressante de l'autre. C'est une histoire partagée entre la lumière des jours d'école, des moments ordinaires et joyeux et l'obscurité d'un monde où se livre une guerre secrète, parsemée de cadavres et d'assassinats. Les personnages sont sans cesse ballotés entre l'espoir, incarné par exemple par Kuroe, et le désespoir de personnages prisonniers de leur passé et de leurs passions, comme Peavey Barowoi. Le rythme reflète bien ce contraste : comme dans Toaru majutsu no Index, au début de chaque arc, on pourrait presque croire que tout est ordinaire et normal, puis progressivement les choses déraillent, le monde s'obscurcit, le rythme s'accélère… jusqu'à l'affrontement final, où se déchaînent les coups et les passions.
Autant vous le dire : cet anime ne plaira pas à tout le monde et possède quelques défauts. Tout d'abord, si le côté harem est pardonnable, au vu du rôle que joue Haruaki, on acceptera moins bien les moments ecchi, même si ceux-ci permettent d'abaisser la tension, tant l'intrigue et les sujets sont résolument sérieux et graves, adultes, même. Ensuite, cette série ne plaira pas du tout à ceux qui cherchent une comédie romantique paisible et prévisible tant la violence et les combats occupent progressivement toute la série. Et même pour les amateurs d'action, d'occulte et d'intrigues bien tordues, sachez que les plus timides et sensibles devront s'abstenir : la violence va jusqu'à la cruauté. Et le sang, la mort, la torture et la mutilation parsèment toute l'œuvre, sans heureusement être aussi explicites que dans Hinamizawa, mais assez pour marquer les esprits. Il y a même un certain côté malsain, assez diffus parfois, comme dans le fait que Fear utilise des instruments de torture pour se battre ou, plus explicite, comme une scène de torture. C'est pourquoi je déconseille cette série aux plus jeunes, qui pourraient être choqués.
Honnêtement, je considère qu'il s'agit d'un excellent anime, avec un effet de surprise et de rupture dès le deuxième épisode, un rythme très vivant, des intrigues certes torturées mais bien pensées, des personnages très attachants, avec un héros qui réussit l'exploit de s'attirer notre sympathie et des filles toutes plus complexes et intéressantes les unes que les autres, des méchants, des vrais, totalement déments, des graphismes sublimes, de bonnes musiques (mention spéciale pour la danse du générique d'ouverture, captivante), un univers sombre mais fascinant et des combats très dynamiques. On a aussi droit à quelques bizzarreries : par exemple, le nom complet de l'héroïne est Fear-in-Cube Kubrick, et absolument personne ne trouve ça bizarre. Le seul reproche est qu'à mon sens cet anime est bien trop court. L'univers est à peine esquissé, les relations demandent à s'approfondir, de même que le passé des personnages. Et la fin résolument ouverte appelle une deuxième saison, et ce serait un sacrilège que l'histoire ne continue pas !
-Cinquo- |
|
| Avis des visiteurs | | | Fansubbé par : | | | Références | | |
|
 | | Paroles |
|
 |
|
C³: Cube × Cursed × Curious © 2011 MINASE Hazuki / Silver link
|