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Bubblegum Crisis: Tokyo 2040
Bubblegum Crisis: Tokyo 2040   TITRE ORIGINAL : Bubblegum Crisis: Tokyo 2040
  ANNÉE DE PRODUCTION : 1998
  STUDIO : [AIC]
  GENRES : [ACTION] [CYBER & MECHA] [ESPACE & SCI-FICTION]
  AUTEUR : [SUZUKI TOSHIMICHI]
  VOLUMES, TYPE & DURÉE : 26 EPS 25 mins
Staff
Episodes
Musique et voix de l'animé
Paroles
Japon
Titres alternatifs
バブルガムクライシスTOKYO2040
Bubblegum Crisis TV
Synopsis
Linna Yamasaki est fraîchement débarquée de sa campagne natale à Tokyo, à présent appelée Megalocity depuis qu'un tremblement de terre dévastateur a anéanti la cité quelques années auparavant. Grâce à la technologie des boomers créée par la puissante multinationale Genom, la reconstruction a pu se faire en un temps record, permettant ainsi à cette zaibatsu de s'enrichir encore davantage au point de devenir une des compagnies les plus importantes du monde. Ainsi, les boomers, des sortes d'androïdes biomécaniques, sont devenus monnaie courante dans la vie de tous les jours, pour tous les usages sous toutes leurs formes. Mais leur conception présente un défaut assez préoccupant : ils peuvent subitement devenir fou furieux et leur nature semi-artificielle leur permet de faire des dégâts considérables autour d'eux, notamment en "fusionnant" avec les machines aux alentours. En devenant un important sponsor de la police nationale, Genom incite l'état à créer l'AD Police, une division anciennement anti-terroriste et équipée de matériel lourd chargée de circonscrire les machines folles afin d'éviter toute mauvaise presse. Avec de luxueux pot-de-vins, la multinationale achève de museler les médias pour avoir le champ libre dans la préparation du Projet Showamm dont l'ambition est de résoudre tous les problèmes de ressources énergétiques au seul bénéfice de Genom...

Mais l'AD Police n'est pas en mesure de lutter efficacement contre les machines folles car Genom veut vendre toujours plus. Ainsi, un groupe de vigiles privé se met en place dont la tête n'est autre que Sylia Stingray, la fille même du savant qui créa le concept boomer quelques années avant la destruction de Tokyo et qui disparut mystérieusement pendant la catastrophe : avec une technologie de combat dérivée des travaux les plus avancés du Dr Stingray, les Knight Sabers deviennent rapidement une légende urbaine adulée par les uns et haïs par les autres, surtout les gens de l'AD Police d'ailleurs. Linna fait partie de la première catégorie et son désir secret est de joindre ce groupe mais l'admission ne s'y fait pas facilement. En fait, le plus dur n'est pas vraiment d'y entrer mais plutôt d'y rester, car les Knight Sabers sont pour la plupart des personnalités difficiles et souvent tourmentées : du passé de Sylia en particulier émergeront bien des difficultés, mais pour des raisons complètement indépendantes de sa volonté.

-Guilhem-
Critiques
On a attendu une suite à Bubblegum Crisis pendant à peu près 10 ans et lorsqu'elle est arrivée, elle nous a pratiquement pété à la figure. Normal pour une "crise du chewing-gum" vous me direz. Mais, loin d'être seulement une suite, Bubblegum Crisis: Tokyo 2040 est une narration alternative de l'original que ses auteurs ont su développer pour lui donner beaucoup plus de profondeur, de couleurs, de personnalité et s'éloigner ainsi du toujours regrettable style "on prend les mêmes et on recommence". Pour le pire diront certains, mais je préfère penser que c'est pour le meilleur...

L'évolution saute aux yeux dès le générique : le design des personnages et des boomers, le style d'animation, l'ambiance générale mais aussi la musique... Tout a changé, est devenu plus contemporain, plus coloré, plus épuré. Au lieu d'un "BGC reloaded", Bubblegum Crisis: Tokyo 2040 vit avec son temps en nous proposant une histoire globale découpée en séquences au lieu d'une série à épisodes distincts et, il faut bien le dire, parfois un peu répétitifs, voire hors de propos. Pourtant, les ingrédients sont bien là, orchestrés sur un rythme différent, plus homogène, plus solide. Adieu l'austérité froide des années 80, on passe à un cyberpunk devenu grand public : pur produit des années 90, cette série est pleine de couleurs originales et de formes délirantes. Le cyberpunk n'est plus une expérimentation pour public averti. En témoignent les titres de certains épisodes qui flirtent bon avec les années 70, tel que Atom Heart Mother (Pink Floyd), Are You Experienced ? (Hendrix) ou Light My Fire (The Doors) mais on trouvera aussi un clin d'œil à Sinatra (Walking on the Moon) car le mot cyberpunk est trompeur : en fait, ce genre fédère beaucoup plus les "baba cools" ou les "rastas" que les punks ou les métalleux, relisez donc Neuromancien si vous ne me croyez pas.

Mais la comparaison avec les années 70 s'arrête là puisque le cyberpunk n'est pas supposé être particulièrement joyeux. On trouvera les magouilles et les complots, les traîtrises et les assassinats, les multinationales et les états impuissants... En gros, tout ce qu'on est en droit d'attendre du genre et qui fait le bonheur du connaisseur. Mais avec un humour certain et très bienvenu. Grosse surprise, et de plus très agréable, les héroïnes de l'histoire ne sont pas exemptes de ces tares elles non plus, particulièrement Sylia Stingray, toujours aussi belle et classe, voire plus encore, mais qui ne va pas sans évoquer un certain Dark Knight de Frank Miller avec tout ce que ça implique de douleurs personnelles, de ratés tragiques. Ainsi, on comprend mieux le pourquoi de cet espèce de clown triste dans le générique de fin qui ressemble à Marilyn Manson, et pas si étrangement que ça en fin de compte : Bubblegum Crisis: Tokyo 2040 est l'histoire d'une enfance brisée, sacrifiée au nom de la science et soldée aux trusts par son propre père. Personne ne choisit d'être un boomer, c'est juste l'ordre des choses...

Au final, le message de la franchise est bien là, toujours le même mais beaucoup plus limpide, beaucoup plus adulte : la science y est comme une bulle de chewing-gum qui, à force d'être gonflée, finit par nous exploser à la gueule. Ainsi, on est loin de Ghost in the Shell : pas de questions existentielles sur les tenants et les aboutissants de l'IA, juste une critique d'un monde rendu fou par des progrès technologiques toujours plus rapides, toujours plus fondus. Une tentative un peu vaine on s'en doute, mais au moins l'intention est là pour lever le pied de la pédale qui nous entraîne dans le mur toujours plus vite au nom du profit. Les artistes ont au moins le mérite de parler avec leur cœur et celui-là se trompe rarement, contrairement à ce que notre civilisation édulcorée peut nous amener à croire.

Ce ne sont pas les machines qui sont responsables, seulement les mains qui les utilisent...

-Guilhem-
Note de la rédaction
Cet animé est un "remake" de [ak=bubblegum crisis 2033Bubblegum Crisis (OAV)[/ak]

Le personnage de Galatea tire son nom de La Légende de Pygmalion : cette histoire narre comment un roi grec créa une magnifique statue de femme qu'il appela Galatea et dont il tomba profondément amoureux, au point de demander aux dieux de la rendre vivante, ce qu'ils firent...

-Guilhem-
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Voir aussi
A.D. Police
A.D. Police [OAV]
Bubblegum Crash
Bubblegum Crisis
Parasite Dolls
Références
Recherche Google : bubblegum crisis: tokyo 2040 bubblegum crisis: tokyo 2040 suzuki toshimichi aic
Recherche Yahoo : bubblegum crisis: tokyo 2040 bubblegum crisis: tokyo 2040 suzuki toshimichi aic

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Musique et voix de l'animé
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Japon
Bubblegum Crisis: Tokyo 2040 © 1998 SUZUKI Toshimichi / AIC

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